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Le traducteur
Acteur incontournable tant au théâtre qu’à l’écran et directeur artistique de DUCEPPE depuis près de vingt ans, Michel Dumont a interprété avec un savoir-faire indéniable une panoplie de rôles, tous plus exigeants et marquants les uns que les autres. Que ce soit dans la télésérie Omertà ou lors de sa toute récente prestation dans la pièce Excuse-moi de Serge Boucher, il occupe depuis quarante ans les saisons artistiques du Québec de sa présence impressionnante. Parallèlement, Michel Dumont entretient une autre pratique qui le passionne tout autant, soit l’écriture et la traduction. Que ce soit lorsqu’il les joue sur scène, qu’il les devine en complétant les mots croisés, dont il est un adepte hors pair, ou lorsqu’il les lit dans un bon roman, l’artiste est un véritable amoureux des mots.
Au long de son parcours, il a signé plusieurs textes et traductions en compagnie de son complice Marc Grégoire. Ensemble, ils ont scénarisé les 67 épisodes de Robert et compagnie, un téléroman diffusé sur les ondes de Radio-Canada de 1987 à 1989 et qui racontait l’existence et les préoccupations de quatre hommes montréalais. De plus, dans les années soixante-dix, Michel Dumont coécrivait avec Linda Wilscam les séries Picotine et Alexandre et le roi. Au chapitre des pièces de théâtre, Michel Dumont, soit seul ou en collaboration avec Marc Grégoire, en a traduites plus de quarante au cours de sa carrière. Cette année, il propose sa version des pièces à succès Elling d’Axel Hellstenius et Petter Næss et Shirley Valentine de Willy Russell. Parmi ses autres réalisations comme traducteur, retenons les pièces Le Doute de John Patrick Shanley, La mort d’un commis voyageur, Les Sorcières de Salem, Ils étaient tous mes fils et Après la chute d’Arthur Miller, La chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams, Le Père d’August Strinberg et Sainte Jeanne de Bernard Shaw. Selon Michel Dumont, « La traduction est un métier en soi, très sérieux. Un métier qui doit tenir compte à la fois de l’esprit du texte et de l’univers culturel des gens à qui il s’adresse. Or le théâtre est un miroir, le spectateur doit s’y reconnaître, y retrouver ses résonances, sentir profondément que c’est bien à lui qu’on parle. Et c’est là que le traducteur revêt toute son importance. » Le sérieux de cette démarche, Michel Dumont l’insuffle à chacune des œuvres qu’il traduit ou adapte et nous, public, lui en sommes d’autant plus reconnaissants.
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